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mercredi, 28 janvier 2009

L'Auto-entreprise et le Photographe 3/3 : les fausses idées

le Photographe est un être fragile et sensible, il se questionne, s'interroge. Voici donc pour le Photographe inquiet, un début de réponse, en défrichant les mauvaises idées sur l'auto-entreprise ...

Le Photographe auto-entrepreneur ne respecte pas la déontologie

En ce qui concerne la photographie, avec ou sans auto-entrepreneuriat, il y a un réel problème dans la profession depuis quelques années, qui ne cesse de grandir. Des nombreuses actions sont menées par les groupements professionnels. Pour être écoutés, pour agir efficacement, les photographes doivent se rassembler. Des combats ont été menés (et parfois gagnés) : négociations avec les Offices de Tourisme, lutte contre les D.R., combat contre le libre-de-droit. Je vous invite à vous rapprocher de la Maison des Photographes à Paris pour vous en rendre compte.

Le Photographe auto-entrepreneur est une concurrence déloyale pour le Photographe artisan

En ce qui concerne l'artisanat en particulier, la concurrence fait aussi partie du jeu. L'artisanat n'est pas qu'une méthode de production et de vente, c'est également un savoir-faire, un gage de professionnalisme, une marque de qualité, et aussi la personnalité d'un artisan qui transparaît dans son travail. Des éléments prônés sans relâche par les Chambres de Métiers, et qui me semblent difficilement compatibles avec une "activité du week-end".

L'auto-entrepreneuriat pour le Photographe, finalement, ça ne change rien

La naissance du statut d'auto-entrepreneur permet surtout de réactiver le débat sur certaines professions "en danger" comme l'est la Photographie. C'est clair que le métier doit être repensé. Ce nouveau statut n'est ni LA solution, ni une fatalité, c'est juste une nouvelle option qui s'offre à nous, les Photographes. Alors amis Photographes, tous à vos méninges pour ré-inventer notre métier ! Et rendez-vous ce week-end au Congrès de l'Union des Photographes Créateurs à Paris pour faire le point !

L'Auto-entreprise et le Photographe : qu'est-ce que c'est ?

Ici, sur ce blog :
Auto-entrepreneur : le point de vue de l'artiste
Auto-entrepreneur : découverte d'un nouveau statut
Photographe et Auto-entrepreneur : subtilité

Ailleurs, sur la toile :
Le site de l'Auto-Entrepreneur
Le site de l'Union des Photographes Créateurs

mardi, 27 janvier 2009

L'Auto-entreprise et le Photographe 2/3 : les fausses idées

le Photographe est un être fragile et sensible, il se questionne, s'interroge. Voici donc pour le Photographe inquiet, un début de réponse, en défrichant les mauvaises idées sur l'auto-entreprise ...

Le Photographe auto-entrepreneur ne paye pas ses charges sociales

En ce qui concerne les déclarations sociales, le statut d'auto-entrepreneur n'est pas une dispense. Les charges sociales sont payées au même titre que n'importe quelle entreprise : la différence réside dans le fait que le régime micro-social permet de verser ces charges en pourcentage du chiffre d'affaire, et non au forfait. Ceci permet justement d'éviter de sur-endetter la jeune entreprise. Pour mémoire, c'est déjà le modèle de paiement de charge dont bénéficient les auteurs, dont les photographes (via Agessa) et les artistes (via Maison Des Artistes).

Le Photographe auto-entrepreneur ne crée pas d'emploi

Quid de l'auto-entrepreneur lui-même ? Créer une entreprise, même à faible ambition, c'est déjà créer de l'emploi : celui de l'entrepreneur. Et puis le Photographe n'est pas si solitaire qu'il en a l'air. Comme tout animal, qu'il soit social ou pas, il fait parti d'un "photosystème" comprenant de nombreux intervenants : fournisseurs de matériel, agences, laboratoires, graphistes, journalistes, éditeurs, imprimeurs, modèles, ... ça aussi, c'est créer de l'emploi !

Le Photographe auto-entrepreneur travaille "au noir"

Le travail au noir, notamment le travail "du week-end" est un vrai problème, surtout dans la photographie. Les lois sont claires sur ce point, pourtant les travailleurs au noir continuent de travailler. Plutôt que de l'ignorer, l'état a préféré offrir la possibilité à ces travailleurs de légaliser leur activité d'appoint. L'auto-entrepreneuriat est une méthode pour contrer le travail illégal, peut-être pas parfaite, mais qui a le mérite d'exister.

L'Auto-entreprise et le Photographe : qu'est-ce que c'est ?

Ici, sur ce blog :
Auto-entrepreneur : le point de vue de l'artiste
Auto-entrepreneur : découverte d'un nouveau statut
Photographe et Auto-entrepreneur : subtilité

Ailleurs, sur la toile :
Le site de l'Auto-Entrepreneur
Le site de l'Union des Photographes Créateurs

jeudi, 22 janvier 2009

L'Auto-entreprise et le Photographe 1/3

Le Photographe est un animal protéiforme : amateur, artiste, artisan, journaliste, industriel, esthète, formateur, auteur, consultant, metteur en scène, galeriste, scientifique, publiciste, aventurier, philanthrope, ermite, marketeur, écrivain, passionné, passionnant ... Cela vous semble un joyeux charivari de personnages, et pourtant, il y a autant de métiers différents dans la photographie qu'il y a de Photographe.

Autrefois, avant de signer le contrat du Photographe, il fallait savoir dans quelle case on allait nous ranger : artisan ? auteur ? commerçant ? Malheur à toi, Photographe qui ne voulait pas rentrer dans un de ces trois moules !

Aujourd'hui, le gouvernement nous fait un très joli cadeau : le statut d'auto-entrepreneur ! je ne reviens pas sur ce qu'il apporte à tout un chacun, d'autres sites mieux renseignés en disent plus que moi. Ce statut magique permet enfin à l'animal Photographe de faire tout ce qu'il veut avec son talent ! Le Photographe peut changer d'objectifs comme il change d'objectif. Le photographe peut être formateur, éditeur, consultant, artiste, commerçant, auteur, artisan... tour à tour ou tous en même temps !

Mais le Photographe est un être fragile et sensible, il se questionne, s'interroge. Voici donc pour le Photographe inquiet, un début de réponse, en défrichant les mauvaises idées sur l'auto-entreprise ...

Ici, sur ce blog :
Auto-entrepreneur : le point de vue de l'artiste
Auto-entrepreneur : découverte d'un nouveau statut
Photographe et Auto-entrepreneur : subtilité

Ailleurs, sur la toile :
Le site de l'Auto-Entrepreneur
Le site de l'Union des Photographes Créateurs

mercredi, 31 décembre 2008

Auto-entrepreneur : le point de vue de l'artiste et de l'auteur

L'arrivée de cette nouvelle forme d'entrepreneriat va permettre à l'auteur de ne plus passer par des prestataires qui se sucrent sur son dos pour bénéficier du fruit de son art :
Avec ce statut, un artiste (photographe, graphiste, peintre, sculpteur, compositeur etc.) va pouvoir avoir des petites productions à but lucratif ou culturel et en toucher la totalité des bénéfices !

Un exemple concret : les cartes postales. Aujourd’hui, si je veux vendre des cartes avec mes photos, je dois passer par un éditeur de cartes postales qui publiera quelques dizaines de milliers d’exemplaires et qui me reversera quelque chose comme 5% de droit d’auteur (s’il ne me paye pas simplement un petit forfait symbolique). Pour contourner ça, il m’aurait fallu monter ma propre maison d’édition de cartes postales avec les contraintes légales réglementaires et financières que ça implique, et devoir imprimer une quantité astronomique de cartes avec le réseau de distribution qui va avec pour pouvoir rentrer dans mes frais…

Avec le statut d’auto-entrepreneur, j’appelle un petit imprimeur, j’édite mon petit paquet de 500 cartes postales que je vends sur internet ou dans un marché, en toute légalité. Ma plus grosse contrainte est de faire mes comptes proprement.

Et des exemples d’applications pratiques de ce nouveau statut, pour les artistes, il y en a pléthore : badge, affiches, cd de démo, objet de déco, bijouterie fantaisie… sans parler des interventions de conseil, de formation, de direction artistique … Des activités qu’on ne peut pas avoir avec le statut d’artiste ou d’auteur, et qui auraient obligé à monter une structure juridique à chaque nouvelle fonction, car elles sont toutes incompatibles.

Pas de doute, le statut d'auto-entrepreneur est fait pour nous !

Nuage au-dessus de ce ciel bleu : après avoir dépioté le site officiel de l'auto-entrepreneur, je réalise que c'est un statut auquel je ne peux pas prétendre, car mon entreprise est déjà créée et que je déclare ma tva. Techniquement, être auto-entrepreneur signifie être en micro-entreprise avec un régime micro-social, c'est-à-dire ne pas déduire sa tva. Et quand on a opté pour la déclaration de tva, on ne peut plus revenir en arrière...

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