L'Auto-entreprise et le Photographe 3/3 : les fausses idées

le Photographe est un être fragile et sensible, il se questionne, s'interroge. Voici donc pour le Photographe inquiet, un début de réponse, en défrichant les mauvaises idées sur l'auto-entreprise ...

Le Photographe auto-entrepreneur ne respecte pas la déontologie

En ce qui concerne la photographie, avec ou sans auto-entrepreneuriat, il y a un réel problème dans la profession depuis quelques années, qui ne cesse de grandir. Des nombreuses actions sont menées par les groupements professionnels. Pour être écoutés, pour agir efficacement, les photographes doivent se rassembler. Des combats ont été menés (et parfois gagnés) : négociations avec les Offices de Tourisme, lutte contre les D.R., combat contre le libre-de-droit. Je vous invite à vous rapprocher de la Maison des Photographes à Paris pour vous en rendre compte.

Le Photographe auto-entrepreneur est une concurrence déloyale pour le Photographe artisan

En ce qui concerne l'artisanat en particulier, la concurrence fait aussi partie du jeu. L'artisanat n'est pas qu'une méthode de production et de vente, c'est également un savoir-faire, un gage de professionnalisme, une marque de qualité, et aussi la personnalité d'un artisan qui transparaît dans son travail. Des éléments prônés sans relâche par les Chambres de Métiers, et qui me semblent difficilement compatibles avec une "activité du week-end".

L'auto-entrepreneuriat pour le Photographe, finalement, ça ne change rien

La naissance du statut d'auto-entrepreneur permet surtout de réactiver le débat sur certaines professions "en danger" comme l'est la Photographie. C'est clair que le métier doit être repensé. Ce nouveau statut n'est ni LA solution, ni une fatalité, c'est juste une nouvelle option qui s'offre à nous, les Photographes. Alors amis Photographes, tous à vos méninges pour ré-inventer notre métier ! Et rendez-vous ce week-end au Congrès de l'Union des Photographes Créateurs à Paris pour faire le point !

L'Auto-entreprise et le Photographe : qu'est-ce que c'est ?

Ici, sur ce blog :
Auto-entrepreneur : le point de vue de l'artiste
Auto-entrepreneur : découverte d'un nouveau statut
Photographe et Auto-entrepreneur : subtilité

Ailleurs, sur la toile :
Le site de l'Auto-Entrepreneur
Le site de l'Union des Photographes Créateurs

Commentaires

1. Le mercredi, 5 août 2009, 14 h 59 par Fred GREE

Bonjour, aujourd'hui encore pour la 6ème fois de l'année, l'URSSAF vient de me refuser le statut d'auto entrepreneur étant dépendant de l'AGESSA... vous avez trouvé une solution pour cumuler les deux vous ? En résumé, je ne peux réaliser que des choses dépendantes des droits d'auteur... on m'interdit de travailler !!!
Merci en tout cas pour le ptit blog ;)

2. Le mardi, 11 août 2009, 16 h 42 par makuramis

Fred> Hé non, même si je trouve ce statut génialissime, je ne peux pas y prétendre. Le statut d'auto-entrepreneur correspond à la création d'une micro-entreprise, avec un régime micro-social et micro-fiscal (déclaration fiscales et sociales hyper simplifiées, pas d'assujetissement à la TVA). Etant fiscalement installée en déclaration contrôlée, au réel simplifié (je déclare ma TVA, je remplis ma 2035), je ne pouvais pas "revenir en arrière". Mais je ne me suis pas beaucoup penchée sur mon cas depuis la création du statut d'auto-entrepreneur, car je suis devenue salariée entre-temps.

En tout cas, merci pour vos encouragements ! et bonne continuation à vous =)

3. Le mardi, 8 décembre 2009, 11 h 16 par pandansloeil

Artisan vs AE ??
C'est oui-ouiland, genre les artisans ne font pas de black et ont une déontologie ??!! Etant moi-même artisan vu les charges si je ne fesais pas de black je serais mort, quand à pouvoir employer un gus ... pfff. comme disait pierre: " faut arrêter de prendre les cons pour des gens !" ;)

4. Le mardi, 12 mars 2013, 16 h 08 par robespierre

Les auto-entrepreneurs photographes sont en train de détruire les artisans photographes. N'ayant pas de loyer à payer,de taxe professionnelle,de monstrueuses charges à payer au RSI pour avoir la sécurité sociale et à la fin un toute petite retraite car nous les artisans nous ne faisons pas ce travail en dilettante ,c'est notre gagne-pain,n'ayant pas à rembourser du matériel professionnel de très grande performance indispensable pour le reste de l'activité moindre très difficile et très précis mais que nous devons assumer( photographie industrielle , publicitaire....)
Les auto entrepreneurs souvent au noir (ils ne l'ont proposé )avec du matériel très bas de gamme qui pour la grande majorité ne sont que des amateurs un peu avertis proposent à des personnes à revenu modeste des photos de mariage, de leurs enfants très très médiocres à très bas prix(j'ai malheureusement vu le résultat) car cela ne viens qu'en complément de leur salaire ou chômage et n'ont jamais eu et n'auront l'intention de s'installer(dont le but était celui-là pour les artisans d'après la loi).
Les pauvres n'auraient donc droit parce qu'ils sont pauvres qu'à la médiocrité.
Quelle honte!. Nous pouvons pour des prix à peine plus cher ( nous payons la TVA) leur proposer moins de photos mais de belles photos
Auto-entrepreneurs en photographie vous détruisez notre profession en faisant croire que les photographes ne sont pas meilleurs que des amateurs,vous détruisez des milliers de vie d'artisans et d'employés et vous rabaissez les plus
pauvres à ne pas avoir accès à la beauté. Vous aggravez la crise et vous augmentez les inégalités entre les riches et les pauvres devant l'ART. Car si pour vous la photographie ce n'est qu'un produit moi je pense que c'est de l'art
et riche ou pauvre tout le monde a droit à avoir chez lui un peu d'art même sic'est peu.
Loi injuste et discriminatoire qu'il faudrait abroger pour les photographes

5. Le lundi, 18 mars 2013, 15 h 23 par mel

bonjour , je ne suis pas tout a fait d accord avec ce dernier commentaire qui me semble un peu injuste envers les autoentrepreneurs photographes ! je le suis moi-même et j'ai pourtant suivie une école de photo et je suis diplômée d'un CAP et d'un BTM photographe. C'est un régime qui permet justement de lancer son activité en bénéficiant d'aide et d'un régime très simplifié et donc éviter de crouler sous des charges monstrueuses tel que les 50% du chiffre d'affaire réclamé par le rsi en statut de SA ou SARL....je suis en revanche tout a fait d accord sur le faite que des personnes viennent tuer la profession en ouvrant leur autoentreprise et en pratiquant des prix très bas voir dérisoire pour bénéficier d'un complément de salaire en pratiquant une activité secondaire un un CDI ou au chômage ! mais là ou il y a réellement un problème c'est au niveau des lois de l'autoentreprise ! pourquoi faut il justifier d'un diplôme pour une activité de coiffure ou esthétique ect...et pas pour la photographie ?? vous n'avez pas l'impression qu'il est la le vrai problème? les amateurs de photos avertis ou non , n'ont pas besoin de justifier d'une qualification particulière pour ouvrir leur boite et ça c'est pas normal car c'est porte ouverte au n'importe quoi , à n'importe qui, on est d'accord ! mais le statut de l'autoentrepreneur lui est en revanche plutôt bien fait pour quelqu'un qui veut se lancer sans lui casser les pattes a peine commencé. Il y a en effet certaines choses à revoir concernant les obligations de ce statut! je ne vois pas pourquoi les autres métiers doivent présenter un diplôme et pas la photographie ! cela permettrai à beaucoup de gens de ne pas se faire avoir par un photographe ne faisant pas d'images digne d'UN PHOTOGRAPHE ! (ceci dis certains professionnels ne valent parfois pas mieux qu'un amateur !)